L'autoconsommation collective, pas à pas
Qui peut participer, pourquoi se lancer, où en est la France et comment démarrer votre opération.
Qui peut participer ?
L'autoconsommation collective est ouverte à tous : particuliers, petites, moyennes et grandes entreprises, associations, collectivités, bailleurs, agriculteurs… Chacun y trouve sa place, avec ou sans panneaux solaires.
- Producteur et consommateur : Vous produisez de l'électricité sur votre site, vous en consommez une partie et vous partagez le reste avec les autres membres.
- Consommateur seulement : Vous n'avez pas de toiture adaptée, vous êtes locataire ou vous ne souhaitez pas investir : vous recevez simplement une part de l'électricité produite à proximité.
- Producteur seulement : Vous disposez d'une toiture, d'une ombrière ou d'un terrain : vous produisez pour les autres membres de la boucle, sans consommer sur place.
- Une ville : Elle équipe la toiture d'un ou plusieurs bâtiments publics, alimente ainsi ses propres équipements non équipés et peut ouvrir le partage à des bâtiments privés voisins.
- Une école : Elle consomme d'abord sa production, puis partage l'excédent (les week-ends et les vacances, par exemple) avec les logements et commerces voisins.
- Un promoteur ou un bailleur social : Il construit un immeuble équipé de panneaux pour que ses résidents profitent d'une électricité produite juste au-dessus de chez eux.
- Un agriculteur : Il valorise une grande toiture de bâtiment agricole, ou une énergie issue de ses déchets, pour couvrir ses besoins et ceux d'habitants de son village.
5 bonnes raisons de se lancer
- Agir pour la planète : Vous soutenez le développement d'énergies renouvelables locales.
- Alléger sa facture : L'électricité solaire consommée localement peut réduire la part de votre facture qui dépend du marché.
- Mieux comprendre sa consommation : Voir ses courbes et sa part solaire aide à maîtriser ses usages, et donc à lutter contre la précarité énergétique.
- Participer à la sobriété : Décaler un lavage ou une recharge aux heures de soleil devient un geste collectif.
- Vivre un projet local : Une boucle, c'est avant tout des voisins, une commune, des entreprises qui avancent ensemble.
L'autoconsommation collective en France
L'autoconsommation collective est un mode de production et de consommation encore récent en France : peu d'opérations existent aujourd'hui, mais leur nombre progresse.
Le contexte des prix de l'énergie donne envie de savoir d'où vient l'électricité que l'on consomme et de moins subir ses variations.
Les panneaux et leur pose coûtent moins cher qu'il y a quelques années, et les outils proposés par les acteurs de la filière et par le gestionnaire de réseau facilitent le partage local.
La loi reconnaît et encadre l'autoconsommation collective, et l'État encourage la production et la consommation en circuit court. Les producteurs d'une opération peuvent, selon les conditions en vigueur, accéder à des soutiens financiers : renseignez-vous toujours auprès des sources officielles.
Comment démarrer
- Repérer les toitures et les consommateurs voisins : Dans un rayon de proximité défini par la réglementation (en règle générale 2 km, avec des dérogations possibles).
- Choisir la structure organisatrice : Association, coopérative, société, collectivité ou syndic : c'est l'interlocuteur unique du gestionnaire de réseau.
- Simuler la production et le partage : Le simulateur Solaloop donne un ordre de grandeur avant tout devis.
- Signer la convention et déclarer l'opération : Chaque membre signe, la structure organisatrice transmet le dossier au gestionnaire de réseau.
- Suivre la répartition mois après mois : Production, consommation et part solaire de chacun, dans un même tableau de bord.
Contact
hello@solaloop.fr · 06 22 03 65 88 · solaloop.fr
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